Winter 2018-2019 - Sketch Nanotechnologies 

Submitted by info-cccsqc on Thu, 07/03/2019 - 11:08
We present you Jean-François Leroux, president and CEO at Sketch Nanotechnologies

Design : Schmak Design

Jean-François Leroux, membre de notre chambre de commerce et récemment nommé au conseil d’administration, est le président de Sketch Nanotechnologies, un distributeur d’enduits novateurs permettant de réduire la consommation énergétique et d’améliorer le confort intérieur de nombreux types de bâtiments. Partenaire officiel de Sketch Co., LTD, une entreprise japonaise qui a déjà démontré l’efficacité de ses produits à travers le monde, l’équipe de Jean-François s’efforce d’offrir des solutions vouées à améliorer le confort de ses consommateurs et l’économie d’énergie, tant dans les milieux professionnels que résidentiels.

Les innovations de Sketch Nanotechnologies sont toutes des produits haute performance permettant de réduire l’impact environnemental et ainsi contribuer au développement durable. Elles visent particulièrement la diminution des pertes de chaleur et réduisent ainsi les besoins en chauffage en hiver, en plus de diminuer l’infiltration de la chaleur et les besoins en climatisation en été, grâce à un enduit applicable directement sur le verre des vitres de bâtiments. En effet, cet enduit nanotechnologique isole toute la fenestration d’un bâtiment (sans presque aucune perte de visibilité). Le produit parvient à bloquer 99% des rayons UV et 85% des rayons infra-rouges. Il isole sur le plan énergétique, réduit la condensation de 50% et permet des économies d’énergie importantes – des données validées scientifiquement par le département de sciences architecturales de l’université Ryerson de Toronto. Le produit est novateur technologiquement et l’entreprise en possède l’exclusivité sur tout le territoire canadien. 

Jean-François, entrepreneur aguerri et très demandé, s’est bien volontiers prêté au jeu de l’entrevue pour nous parler davantage de son parcours.


1) Jean-François, pourriez-vous commencer par nous expliquer votre lien avec la Suisse?

Je suis né au Canada d’un père québécois et d’une mère française.  Je suis en fait devenu citoyen suisse suite à mon mariage, il y a maintenant plus de 10 ans, avec ma femme Pascale née à Lausanne. Nous sommes cependant rattachés au canton de Genève. Je me rends en Suisse plusieurs fois par année pour aller revoir notre famille dans la région de Lausanne, pour aller skier et pour faire de la randonnée pédestre à Zermatt et Villars-sur-Ollon que nous affectionnons tout particulièrement.

 

2) Vous résidez principalement à Montréal, avez-vous l’occasion de tisser des liens avec la communauté suisse du Québec?

Absolument, c’est même un des éléments fondateurs de notre famille. Ma femme, ma fille Frédérique et moi-même sommes très impliqués au sein de la communauté locale, particulièrement auprès des « Suisses de l’étranger ». Nous sommes en effet membres de la Société Suisse Romande du Québec (SSR), et participons activement à toutes les activités et manifestations avec les membres. Nous sommes également régulièrement bénévoles à la fête nationale suisse du 1er Août, organisée à Sutton. Enfin, nous avons donné le cours « La Suisse pour juniors » aux enfants suisses des expatriés qui présentait en plusieurs sessions l’histoire suisse, les grandes inventions helvétiques, les emblèmes cantonaux et la géographie, et ce, entre autres sous forme d’activités et de jeux ludiques et informatifs. Ce genre de belle expérience est très appréciée des enfants et des parents canado-suisses. La SSR et le Consulat s’étaient aussi bien impliqués en fournissant local, costumes nationaux, entraide, soutien et surtout… chocolats et fromages (rires).
Lorsque l’on participe à de tels regroupement de manière fréquente, il est facile et précieux de créer des liens avec nos compatriotes et de favoriser la transmission intergénérationnelle de nos valeurs et nos connaissances helvétiques. Cela stimule le tissu social des expatriés et cela encourage non seulement la pérennité des traditions, mais aussi la vigueur de notre communauté suisse à l’étranger.

 

3) Venons-en à Sketch Nanotechnologies. Quel a été votre parcours et comment vous êtes-vous retrouvé à la tête de cette entreprise?

Ma mère française est arrivée au Québec à l’âge de 7 ans au mois d’octobre. À l’époque, les règles scolaires faisaient en sorte qu’elle pouvait uniquement rejoindre une école anglophone, ce qui par la suite nous a donné la possibilité, mon frère et moi, d’effectuer tous nos parcours académiques en anglais. Ce parfait bilinguisme m’a permis d’entreprendre par la suite des études de pilotage professionnel d’avions commerciaux (vol aux instruments, multi-moteurs, aéronefs commerciaux). Cependant même avec mon diplôme de pilote commercial aux instruments obtenu en 1996, il était très compliqué de se faire embaucher par une compagnie aérienne, à cause des évènements tragiques du 11 septembre 2001. Je me suis donc réorienté dans les produits financiers et le conseil en assurances.
Ensuite, après une expérience dans la vente d’équipements sportifs, et des cours en génie civil, j’ai poursuivi mon cheminement dans le monde des hautes technologies, en tant que représentant de manufacturiers pour les composantes électroniques de hautes technologies. Fort de cette expertise, j’ai pu découvrir une entreprise en difficulté financière qui possédait une nano-technologique de pointe. Enthousiasmé par sa portée écologique et économique, je m’y suis d’abord impliqué comme co-investisseur financier pour obtenir en 2015, une entente avec la maison-mère japonaise. Tout ceci a abouti à la création de la société Sketch Nanotechnologies, toujours affiliée à la société mère japonaise. Ce nouvel engagement a permis la création de liens proactifs et dynamiques avec la société japonaise ce qui nous a permis d’accélérer la promotion, la commercialisation, la croissance de l’entreprise ainsi que les rénovations de l’usine. Aujourd’hui, notre compagnie est en pleine expansion, notre réseau compte 25 membres, dont 7 employés locaux à Ville St-Laurent.

 

4) Le secteur dans lequel Sketch Nanotechnologies opère est celui de l’efficience énergétique des bâtiments. Quel regard portez-vous sur ce domaine?

Il s’agit d’un secteur à très fort potentiel écologique et technologique. Sketch Nano se positionne en chef de file dans le secteur de l’efficience énergétique de l’enveloppe des bâtiments. Après le soutien obtenu pour l’efficience énergétique des Dell et de la géothermie, les mesures gouvernementales soutiennent de plus en plus ce secteur novateur en pleine expansion. Le programme « Rénovert » vise en particulier l’utilisation de fenêtres à haute efficience éco-énergétique. En effet, la faiblesse première d’un bâtiment constitue sa perte de chaleur ou de climatisation au niveau du verre de ses fenêtres.  Tout ceci augmente la demande sur la machinerie, la mécanique de bâtiment afin de ventiler, réchauffer et climatiser. Le design architectural pousse à utiliser les grandes vitres et fenêtres qui occupent toute la superficie des murs, alors que celles-ci sont de bien piètres isolants : notre nanotechnologie permet de conserver ce design moderne tout en isolant efficacement les fenêtres induisant ainsi des économies d’énergie économiques et écologiques pour notre planète.

 

5) Plus largement, quelles sont alors selon vous les grandes tendances en matière de technologies propres?

Je suis un adepte des technologies solaires, les photocellules deviennent de plus en plus efficaces, et selon moi la Suisse est pionnière dans ce domaine, le Québec pourrait d’ailleurs s’en inspirer. Je crois également au potentiel énorme de l’hydroélectricité, une expertise locale québécoise très importante. Je pense que le mandat de notre génération aujourd’hui (et non pas celle de nos enfants) est véritablement celui de tout faire pour préserver la planète et ses ressources, pour ainsi se défaire de notre dépendance aux hydrocarbures.


6) La Suisse et le Canada ont-ils des points de convergences à ce sujet?

J’ai assisté à Montréal en 2016 à la conférence de Mme Leuthard à Montréal, alors présidente de la confédération, et j’étais vraiment impressionné par son discours sur l’initiative populaire « stratégie énergétique 2050 » et le positionnement qu’elle voulait donner à la Suisse comme leader mondial du mouvement favorisant des bâtiments écologiques « net zero ». En ce qui concerne les « cleantech », la Suisse a une longueur d’avance sur le Canada. Toutefois, les annonces récentes du premier ministre Justin Trudeau dans ce domaine démontrent à quel point elles constituent désormais une des priorités du gouvernement, afin de rattraper notre retard sur l’Europe. Or, le Canada est dans une position délicate, une grande partie de son économie reposant en effet sur les hydrocarbures. De plus, la population canadienne se montre hésitante face aux changements des procédés, techniques et comportements à adopter pour une transition énergétique durable, à cause notamment de la méconnaissance des technologies novatrices disponibles. Depuis la dernière élection provinciale, il est cependant très clair que la population québécoise est mobilisée par le débat écologique, et Sketch Nanotechnologies s’est donné le mandat de répondre à cet engouement.


7) Enfin, pourriez-vous donner les raisons qui vous ont poussé à vous impliquer au sein de la Chambre de Commerce Canado-Suisse ?

Avant de rejoindre le conseil d’administration de la Chambre, j’étais déjà membre à titre de membre simple à la CCCS. Le premier mandat de la Chambre est de promouvoir les échanges, les activités commerciales et l’entraide entre les compatriotes de nos deux pays. J’essaie, pour ma part, de m’impliquer dans la mise en place d’évènement corporatifs qui mettront en valeur la chambre et ses membres, des gens d’affaires dynamiques, fascinants à connaître et surtout…. très sympathiques (rires). Je travaille avec mes collègues du conseil d’administration afin que la chambre de commerce  continue à être un lieu favorisant les échanges d’idées et de perspectives commerciales, tout en créant davantage de relations entre le Québec et la Suisse! C’est un mandat stimulant, nourrissant et aussi très agréable.